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18/10/2012

Tables paysannes dans les jardins, Salé, 18 octobre 2012

Le Fits (Forum international du tourisme solidaire) nous a donné une belle occasion de lancer au niveau de 3 jardins de la région de Salé et Zaër une activité complémentaire de tables paysannes façon locale!

Les trois jardins sont :
les swani tiqa (au nombre de trois, situés à Shoul),
le jardin Saytlia : ferme biologique dans la région de Zaër, tenue par Irène et Mohamed
et le jardin pédagogique de Zineb à Shoul.

A travers le lancement de ces tables, nous nous sommes demandés comment l’agritourisme péri-urbain pouvait renouveler les relations ville/campagne.

Découvrer ici ces tables

Et puis plus précisément vous pouvez lire aussi ici, en page 8

 

N'hésitez pas à découvrir ces tables qui seraient heureuses de vous accueillir pour une journée ou une demi journée!
Tous les contacts dans le flyer

31/03/2012

Les swani étaient au Forum de la société civile à Tunis, 30-31 mars 2012

Radouane et Marwan étaient à la deuxième édition du Forum tuniso-français de la société civile, dont les domaines prioritaires étaient : citoyenneté, environnement, droits et santé des femmes, microcrédit.

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Le stand des swani rencontra un vif intérêt lors du Forum.


Radouane (au centre), agriculteur en swani, et Marwan (à droite), accompagnateur en swani



Après une présentation succincte des swani, l'intervention intitulée : « Premier partenariat local et solidaire entre producteurs et consommateurs au Maroc, le prépaiement de la production par les consom’acteurs, vs le microcrédit » visait à comparer les avantages du financement par prépaiement de la production à ceux du microcrédit avec certes quelques limites dans la comparaison.

Microcrédit

Swani

Rapidité d’octroi

Il faut d’abord gagner la confiance des consom’acteurs

Taux d’intérêt élevé

Revenu garanti grâce au prépaiement

Détournement en crédit à la consommation

L'évolution du swani dépend des capacités du paysan (surfaces, formation, capacité d’investissement…), donc en adéquation avec ses capacités

Facilité de renouvellement

Renouvellement limité

visite d'un jardin.JPG
Visite d'un jardin

02/12/2011

Les semences, rencontre du samedi 29 octobre 2011 à Dar Bouazza

Les semences et oui ! Tellement important qu’on y pense pas assez, les réflexions collectives commencent à se faire jour au Maroc et il est temps… Laissons la parole à Catherine Skali qui a participé à une rencontre autour de cette thématique et nous livre le compte-rendu ci-dessous.

semencesJuste pour être un peu dans l'ambiance de cette rencontre, même si la photo est un peu sombre! (Dar Bouazza, Casablanca)

Didier Meunier, militant de l’association Kokopelli pour la préservation des semences et de la biodiversité, a présenté à Dar Bouazza devant différents acteurs de l’agro-écologie et de l’agriculture bio en général, la problématique des semences au niveau international. A l’issue de cet exposé, un débat s’est installé concernant la situation au Maroc et une ligne d’action s’en est dégagée.

Il y a environ 12 000 ans, l’homme découvrait peu à peu la comestibilité de certaines plantes. Il les sélectionnait et en domestiquait au fil des générations pour les rendre plus tendres. Et ceci jusqu’à il y a 200 ans; depuis lors, nous avons les plantes que nous connaissons aujourd’hui. Pour améliorer la résistance et la productivité, l’homme est allé plus loin dans ses recherches et est directement intervenu sur les plantes. Dans un premier temps, il a posé l’organe masculin d’une plante directement sur l’organe féminin et a ainsi créé des produits « hybrides » qui ont eux-mêmes donné des « semences hybrides », avant de penser à modifier directement les gènes (OGM). Les semences hybrides constituent aujourd’hui au Maroc entre 80% et 90% de la totalité des semences. Le souci majeur posé par ces semences : elles ne sont pas ou peu reproductibles, donc il faut les acheter chaque année ou risquer d’avoir des pieds de tomates sans fruits. De plus, un système de brevetage concernant ces semences hybrides en a considérablement augmenté le prix qui est devenu prohibitif pour 45%  à 50% des petits paysans marocains.

Tout un monopole financier s’est donc monté derrière ce commerce de semences qui sont élaborées avec l’introduction de fongicides, d’insecticides et d’engrais chimiques. Toutes les semences sont répertoriées dans un catalogue officiel, créé en France en 1922 et utilisé comme modèle de base dans la plupart des pays. Les semences hybrides se sont substituées peu à peu aux semences « populations » ou appelées également « communes », qui elles, n’ont pas subi d’hybridation, se reproduisent naturellement et permettent aux petits paysans de se nourrir et de nourrir leur famille.

Les représentants de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique, Maroc) présents lors de cet échange, ont confirmé que les semences « populations » marocaines, circulaient effectivement dans les souks et permettaient encore aux  petits producteurs de survivre mais qu’elles étaient méconnues et non répertoriées. Le gouvernement est favorable à la constitution d’un catalogue concernant ces semences et l’INRA qui en a un certain nombre en sa possession est prêt à en fournir aux petits agriculteurs. Il n’existe pas non plus de juridiction marocaine sur les semences bio au Maroc, aussi tous les acteurs de l’agro-écologie souhaitent travailler ensemble sur ce champ vierge. L’Association Amabio (Association marocaine pour l’agriculture biologique) se propose d’être un tremplin vers l’institutionnel et de fédérer les différentes initiatives.

En conclusion, les différents acteurs du réseau proposent, avec l’aide des divers partenaires présents, de recenser les semences « populations » existantes et utilisées par les paysans, de créer des banques de semences « populations » à travers le Maroc, dégagées de tout produit chimique et valorisant la biodiversité, et de mettre en place une caravane de semences ; enfin de créer à moyen terme, un catalogue spécifique pour ce type de semences. 

Et pour aller plus loin, un documentaire sur la problématique mondiale des semences, pour faire comprendre  qu’on ne plaisante pas avec ce sujet :

http://www.dailymotion.com/video/xjzde0_la-semence-dans-t...

Catherine Skali

 

23/10/2011

Enfin des nouvelles! Rencontre SGP à Bellota, le 8 octobre

Quelques nouvelles après un silence sidéral, mais que d'activités, nous n'arrivons plus à tenir le cap de la mise à jour de notre blog, mais dans toute initiative, il y a des moments de panne, notre blog est en panne de petites mains qui courent sur le clavier pour vous raconter tout ce qui se trame dans nos jardins, et en marge...

bellota sgpAlors pour reprendre le fil de la trame, des nouvelles de notre dernière activité autour d'une rencontre à Bellota (proche de Chefchaouen) sur la thématique du SGP, système de garantie participative. Bellota mérite quelques mots (et plus même) : nous y avons été accueillis très chaleureusement dans sa très jolie auberge, adresse donc à recommander vivement.

Le SGP est une alternative à la certification biologique payante (type Ecocert); outre la démarche de certification, celle-ci se caractèrise par son approche collective grâce à la mise en réseau des acteurs agriculteurs et consommateurs engagés. Nous avons repris le travail sur la charte et le cahier des charges, bases du SGP. Notre rencontre du 8 octobre était la troisième de ce type, et même une rencontre du 3e type!!

Belotta 156.JPGL'avantage du SGP est justement la mise en réseau d'acteurs potentiels, l'encouragement à s'engager dans une démarche agroécologique, l'échange d'informations et la formation à travers le réseau.

Y arriverons-nous, et surtout jusqu'au bout? Nous dirons, que c'est bien parti pour, mais le chemin est long, parfois fastidieux mais il en vaut la peine, alors au prochain rdv pour d'autres nouvelles pour cette belle initiative.

Swanitiquement vôtre,

Catherine F.

Et ci-dessus et ci-dessous, quelques vue de l'auberge qui bat le plein des échangesBelotta 182.JPG et la photo incontournable de la belle équipe du moment... Belotta 162.JPG

 

 

 

 

 

 

 

Belotta 180.JPG

 

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06/06/2010

Les Swani au Centre La Passerelle

Dans cet article, nous aimerions vous faire part d'une expérience menée par les acteurs des Swani Tiqa au Centre La Passerelle installé dans l'enceinte du Centre National des Handicapés Mohammed VI.

Chantal nous rend compte de cette activité, avril 2010.

Derrière le panier il y a ...

...un jardin éducatif qui deviendra un atelier protégé.

Kézako ?

Un atelier protégé est un lieu de travail pour des personnes à capacités professionnelles limitées du fait de leur handicap. Les exigences dans ces lieux sont différentes de celles d'une entreprise standard : les personnes travaillent en fonction de leurs capacités limitées, assurent une rentabilité intéressante pour l'activité mais sans rapport avec les exigences qui ont cours dans une entreprise à but lucratif et commercial.

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Parcelle du jardin éducatif où travaillent les  jeunes adultes et adolescents autistes, chapeautés par Hassan et Noureddine

Najib a formé Hassan à la culture maraîchère bio depuis quelques années.

Martine vient chercher le panier depuis le début de l'aventure des Swani Tiqa. Martine, membre fondatrice de l'Association des Parents et Amis d'Enfants Psychotiques, participe bénévolement au développement du Centre La Passerelle (1) qui prend en charge des jeunes adultes et adolescents autistes.

 

DSC08856-1.JPGSemis en buttes, futurs tagines!

Quand Martine a cherché un jardinier, elle a su où le trouver.

Najib a accepté de parrainer ce projet de jardin éducatif ; il passe régulièrement dispenser bons conseils et encouragements amicaux au jardinier en chef Hassan, ouvrier en formation continue (3) chez lui depuis quelques années et qui gère sur le terrain l'activité de l'atelier maraîcher.

 

 

DSC08854.JPGTas de compost frais pour nourrir la terre

Désormais, Hassan est rémunéré par l'APAEP, il a pris en affection ses apprentis et leurs rapports d'acceptation mutuelle apportent à ces jeunes une embellie dans leurs rapports limités avec la société ; le travail au jardin les apaise, les résultats de leurs efforts : des légumes bio comestibles, les aident à s'approcher de la normalité des personnes qui ont une activité professionnelle et leur rend une dignité que le regard suspicieux ou inquiet des gens dits normaux leur enlève fréquemment.

 

DSC08858.JPGPlantation d'oliviers

Le travail se fait dans le calme, la patience et l'affection ; peu de mots, beaucoup de gestes pour accompagner ou pour montrer la démarche à suivre quand il s'agit de planter la pancarte au bon endroit, d'installer un plant de courgette sans l'écraser, d'arroser sans inonder.

Tous les jeunes sont présents malgré leur air d'être dans la lune ; ils observent, saisissent le matériel nécessaire pour accomplir la tâche en cours, font leur travail en fait.

Je quitte le jardin en même temps que l'équipe de travailleurs qui s'éloigne bras dessus bras dessous le sourire aux lèvres.

L'expérience est concluante ;  positive pour tous les partenaires appartenant à la normalité, elle éclaire le présent compliqué de ces jeunes adultes vivant sur une autre longueur d'onde que la nôtre.

Une belle leçon d'humanité, d'acceptation de la différence et d'ouverture sur un monde qui nous reste étranger si on n'est pas directement concerné.

DSC08870.JPG

 

 

 

L'heure du départ, on s'en retourne contents

 

 

 

(1) Le Centre La Passerelle, créé et géré par l'Association des Parents et Amis d'Enfants Psychotiques (APAEP) est situé dans l'enceinte du Centre National des Handicapés Mohammed VI. Il accueille des personnes, enfants, adolescents et jeunes adultes psychotiques et autistes pour la journée. Il est dirigé par Mme Amina Drissi.

(2) Ces personnes ont un rapport difficile à la réalité et au monde extérieur : leur système de communication (paroles, gestes, etc) avec les autres personnes s'apparente à une radio mal réglée pleine de grésillements et d'interférences, difficile de se comprendre vraiment ; les gestes simples de la vie quotidienne (nouer ses lacets) sont autant de défis à relever ; leur faiblesse physique les rend vite fatigables, nerveux et inquiets. Leur degré d'autonomie est très variable, assez limité la plupart du temps.

(3) Chez Najib, tout le monde est en formation continue, c'est le propre des agriculteurs bio qui doivent faire preuve d'innovation, de flexibilité et de détermination pour produire en suffisance malgré les aléas quotidiens (météo, invasion de bestioles voraces, mystères des semis qui décident de ne pas pousser).