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28/10/2010

Au jardin chez Mustapha... Citrouille aime grand air...

IMG_5576.JPGPour une belle coupure dans la vie citadine, choisissez sans hésiter une journée chez Mustapha!

Il dit tout simplement c’est «votre jardin» ! Et il fait toujours en sorte que toute la famille soit présente.

Alors nous débarquons en joyeuse bande, bien répartie chez les enfants (de 4 à 10 ans) mais à dominante féminine chez les adultes!

Soleil au rendez-vous. Pour entrer dans le vif du sujet, dès les retrouvailles avec la famille, nous entrons dans l’étable où un jeune veau est né, un magnifique bouc lui tient, provisoirement compagnie puisque l’Aïd El Kébir n’est pas loin. Cependant plus près de nous, il y a Halloween et le petit hangar aux courges vertes et rouges nous titillent le bout des doigts et les papilles. Puis tout s’égraine naturellement.
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Les seaux des petits, deviennent l’ustensile idéal pour glaner des feuilles ou des insectes. Le panais, le radis ou le basilic, une idée de dessin, assis au milieu des allées. Comment bien rendre le légume si ce n’est en contournant sa forme et en le frottant sur la feuille pour rendre au plus juste les couleurs ! Trouvailles et petits plaisirs.

 



IMG_5533.JPGEt le thé ! Il est une bonne opportunité de se régaler de crêpes, assis à l’ombre des treilles!









La remorque de foin
IMG_5728.JPGdevient le bastion à prendre ou à défendre.

Le couscous dans le salon: la liberté en plein air pendant que les mamans mangent et papotent avec Mustapha...

De nouveau sous la treille : les graines et les semences, l’occasion d’organiser une chasse au trésor qui en fait cavaler plus d’un(e) au fond du jardin. Il est bon de jouer aux devinettes avec Mustapha. Enfin les oliviers riches en olives: le prétexte d’une ballade en âne, avant de rentrer...

Nouvelle image.JPGAu fait, en période d’Halloween, n’oubliez pasIMG_5766.JPG de garder les graines de citrouilles pour le jardinier!

Odile,
du Swani du vendredi, agriculteur Mustapha
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17/10/2010

Les nouvelles aux jardins

Boukn6 Fenouil & Betterav.JPGAlors les nouvelles ? c'est que nous travaillons en coulisse et qu'il nous faut aussi du temps pour communiquer...Beaucoup d'activités développées autour des swanis mais pour lesquelles nous n'avons pas toujours le temps de vous faire des retours.

La rentrée est déjà derrière nous, mais faut-il rappeler que ce sont trois belles années passées et, toujours, plus que jamais, nous sommes embarqués dans cette belle aventure, qui, il est vrai, n'est pas dénuée de tourments, de labeurs et de bonheurs aussi.

En ce début de nouvelle saison, l'équipe des Swani et des agriculteurs souhaite vous faire part de quelques retours sur l'état des jardins, vous tenir informer de ce qui s'y passe.
Ce projet est bien plus global, vous l'aurez deviné que la simple livraison des paniers aux distributions. Mais déjà tenir ce pari des beaux paniers, quel challenge !

Une réunion de rentrée (18 septembre) s'est donc imposée à nous, car il est vrai, la saison d'été a été très dure et nous ne nous étions pas réunis depuis juillet pour faire le point.

Nous vous livrons ci-dessous quelques points importants évoqués en réunion.

Conservation des pomme de terre : celle-ci n'est pas encore résolue  et requiert l'achat d'une chambre froide ; comme le dit Radouane, en attendant, les pommes de terre sont conservées dans la terre et avec la température élevée comme celle de cet été, celles-ci peuvent s'abîmer . Chez Najib, elles sont conservées dans un petit abri au frais (disons relativement frais) et dans l'obscurité mais avec le risque que certaines pommes de terre pourrissent et qu'il faille à chaque fois faire le tri.

La question des semences adaptées aux terres avec des espèces locales, n'est toujours pas résolue, les agriculteurs naviguent entre l'achat des semences dans le commerce, l'achat au souk, ou parfois la production de leurs propres semences ; sachant que les semences disponibles ne sont pas toujours adaptées. Sur cette question, à plusieurs reprises nous avons eu des discussions avec l'association Terre et Humanisme Maroc pour la création d'une banque de semences locales, vaste projet qui à vrai dire nous dépasse un peu, mais peut-être pourrions-nous y contribuer un peu...

Autres soucis : des semis qui brûlent à cause de la succession des vagues de chaleur, des taux de germination qui restent faibles et donc des rendements pas au rdv !

Le constat est que les terres à Shoul sont difficiles, pas forcément adaptées au maraîchage mais le projet est né dans cette région ; traditionnellement ces terres sont plutôt destinées à l'élevage et aux cultures en bour (céréalicultures non irriguées).

Les jardins ont besoin aussi d'être protégés de l'érosion éolienne et du soleil par la plantation d'arbres ou la mise en place d'ombrières, mais là encore quelques investissements sont nécessaires.

Nous avons discuté à plusieurs reprises avec les agriculteurs de la démarche nécessaire à faire pour l'obtention auprès des Eaux et Forêts de certaines essences d'arbres, là encore c'est à faire....

Nous continuons avec les besoins liés au désherbage manuel (terriblement vivace, le chiendent prolifère même sous le paillage en plastique !) et ceux liés à la mise en place de clôtures ; des visiteurs indésirables, comme les poules vagabondes ou moutons égarés, ne connaissent pas toujours les frontières des terrains à ne pas franchir.

Besoin aussi de pailler les jardins pour limiter l'évaporation ; la technique du paillage est bien introduite chez Najib, mais elle devrait être plus systématique dans tous les jardins.

Pour une utilisation optimale de l'eau, le remplacement des tuyaux du système d'irrigation localisée dit « goutte à goutte » est nécessaire. Mustapha a bien investi de ce côté sur son terrain pour cette nouvelle saison.

La question la plus délicate reste celle liée à la relation humaine : relation aux ouvriers et ouvrières agricoles et à leur implication ; en la matière,  rien n'est jamais acquis, malgré une attention particulière à leurs conditions de travail et aux efforts prodigués en terme de formation et d'encadrement.

La production en août a été plus que moyenne et le panier de ce début de saison s'en ressent. Vous l'aurez constaté les fins de saison (été et hiver) sont toujours difficiles.

Conclusion de cette réunion de rentrée avec les agriculteurs : mettre en place une stratégie pour l'été prochain afin d'éviter au maximum les aléas liés au climat trop aride et prévenir tant que possible les problèmes récurrents.

Long bréviaire direz-vous, mais toutes ces informations sont nécessaires pour que vous puissiez appréhender les difficultés que les agriculteurs ont dans la conduite de leur jardin. De notre côté, nous les accompagnons comme nous pouvons et avec le temps dont nous disposons. Nous avons besoin de forces vives...

Nous vous livrons aussi quelques retours de consommateurs transmis à travers les comités.

Des questions récurrentes sur le contrôle de l'absence de pesticides et engrais reviennent, le contrôle sur la suffisance des semis etc. Bien sûr, nous n'avons pas de label, mais l'engagement et le travail de tous par rapport à cet aspect est fondamental.
Si pour le moment nous ne misons pas sur la labellisation bio, la qualité des légumes est certifiée par la partenariat de proximité entre producteur et consomm'acteurs qui se traduit par l'engagement et le travail de tous par rapport à cet aspect fondamental. A ce niveau, tout consomm'acteur a un droit de regard au niveau des cultures.

Chez l'agriculteur Mustapha : qualité, quantité et variété ne sont pas toujours au rdv,  outre le fait que les légumes sont souvent soit trop mûrs ou justement pas assez...
D'un autre côté, l'ambiance du groupe et l'organisation des distributions sont bonnes, un noyau dur de personnes investies s'est formé et croit en ce projet et en Mustapha. Question de confiance, direz-vous !! Et bien oui ! C'est l'une de nos valeurs fondamentales, sans laquelle nous ne pourrions continuer...

Et d'autres nouvelles encore...

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Les jardins s'agrandissent et en particulier celui de Najib qui a étendu ses plantations de Shoul.... à Bouknadel, il y a loué un nouveau terrain depuis quelques mois qui fournit déjà les légumes du panier du lundi et du mercredi. Les jardins de Radouane et de Mustapha ont été aussi réaménagés pour augmenter la production.

 

Ci-contre à gauche, des carrés de navets dans le nouveau jardin de Bouknadel

 

 

En outre, afin de mesurer la viabilité économique de chaque swani, nous avons mis en place quelques indicateurs comptables et techniques pour arriver aux résultats attendus. Là aussi tout un travail a été réalisé par l'équipe des swanis pour établir un calendrier et un programme d'actions afin d'aboutir aux résultats. Allons-nous y arriver ? Le tout peut-être est de tendre vers... mais là encore, un suivi avec les agriculteurs s'impose pour les accompagner dans cette tâche. Nous n'avons pas toujours la possibilité d'assurer ce suivi comme nous le souhaiterions...

De nouveaux partenariats en perspective? Et bien, c'est que le concept semble intéresser d'autres agriculteurs des environs, mais il est trop tôt pour en parler....

Attention des stagiaires dans les jardins !

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Les jardins sont heureux d'accueillir d'octobre à fin décembre, Juliette et Thomas, deux étudiants stagiaires en 3e année à l'école d'agronomie de Purpan (Toulouse). Leur mission : établir des fiches techniques pour les diverses cultures, contenant toutes les informations nécessaires à la conduite des plantations. Il est fondamental de capitaliser le travail réalisé depuis donc maintenant trois années, car sinon comment essaimer ce si joli concept ! Auquel nous nous accrochons tous et qui nous lie maintenant!

Ci-contre à gauche, Juliette en conversation avec Redouane lors du premier souk des produits du terroir de l'Arjat, pas très loin de Shoul, les Swani avaient leur stand....

Catherine, pour l'équipe des Swani et des agriculteurs