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06/06/2010

Les Swani au Centre La Passerelle

Dans cet article, nous aimerions vous faire part d'une expérience menée par les acteurs des Swani Tiqa au Centre La Passerelle installé dans l'enceinte du Centre National des Handicapés Mohammed VI.

Chantal nous rend compte de cette activité, avril 2010.

Derrière le panier il y a ...

...un jardin éducatif qui deviendra un atelier protégé.

Kézako ?

Un atelier protégé est un lieu de travail pour des personnes à capacités professionnelles limitées du fait de leur handicap. Les exigences dans ces lieux sont différentes de celles d'une entreprise standard : les personnes travaillent en fonction de leurs capacités limitées, assurent une rentabilité intéressante pour l'activité mais sans rapport avec les exigences qui ont cours dans une entreprise à but lucratif et commercial.

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Parcelle du jardin éducatif où travaillent les  jeunes adultes et adolescents autistes, chapeautés par Hassan et Noureddine

Najib a formé Hassan à la culture maraîchère bio depuis quelques années.

Martine vient chercher le panier depuis le début de l'aventure des Swani Tiqa. Martine, membre fondatrice de l'Association des Parents et Amis d'Enfants Psychotiques, participe bénévolement au développement du Centre La Passerelle (1) qui prend en charge des jeunes adultes et adolescents autistes.

 

DSC08856-1.JPGSemis en buttes, futurs tagines!

Quand Martine a cherché un jardinier, elle a su où le trouver.

Najib a accepté de parrainer ce projet de jardin éducatif ; il passe régulièrement dispenser bons conseils et encouragements amicaux au jardinier en chef Hassan, ouvrier en formation continue (3) chez lui depuis quelques années et qui gère sur le terrain l'activité de l'atelier maraîcher.

 

 

DSC08854.JPGTas de compost frais pour nourrir la terre

Désormais, Hassan est rémunéré par l'APAEP, il a pris en affection ses apprentis et leurs rapports d'acceptation mutuelle apportent à ces jeunes une embellie dans leurs rapports limités avec la société ; le travail au jardin les apaise, les résultats de leurs efforts : des légumes bio comestibles, les aident à s'approcher de la normalité des personnes qui ont une activité professionnelle et leur rend une dignité que le regard suspicieux ou inquiet des gens dits normaux leur enlève fréquemment.

 

DSC08858.JPGPlantation d'oliviers

Le travail se fait dans le calme, la patience et l'affection ; peu de mots, beaucoup de gestes pour accompagner ou pour montrer la démarche à suivre quand il s'agit de planter la pancarte au bon endroit, d'installer un plant de courgette sans l'écraser, d'arroser sans inonder.

Tous les jeunes sont présents malgré leur air d'être dans la lune ; ils observent, saisissent le matériel nécessaire pour accomplir la tâche en cours, font leur travail en fait.

Je quitte le jardin en même temps que l'équipe de travailleurs qui s'éloigne bras dessus bras dessous le sourire aux lèvres.

L'expérience est concluante ;  positive pour tous les partenaires appartenant à la normalité, elle éclaire le présent compliqué de ces jeunes adultes vivant sur une autre longueur d'onde que la nôtre.

Une belle leçon d'humanité, d'acceptation de la différence et d'ouverture sur un monde qui nous reste étranger si on n'est pas directement concerné.

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L'heure du départ, on s'en retourne contents

 

 

 

(1) Le Centre La Passerelle, créé et géré par l'Association des Parents et Amis d'Enfants Psychotiques (APAEP) est situé dans l'enceinte du Centre National des Handicapés Mohammed VI. Il accueille des personnes, enfants, adolescents et jeunes adultes psychotiques et autistes pour la journée. Il est dirigé par Mme Amina Drissi.

(2) Ces personnes ont un rapport difficile à la réalité et au monde extérieur : leur système de communication (paroles, gestes, etc) avec les autres personnes s'apparente à une radio mal réglée pleine de grésillements et d'interférences, difficile de se comprendre vraiment ; les gestes simples de la vie quotidienne (nouer ses lacets) sont autant de défis à relever ; leur faiblesse physique les rend vite fatigables, nerveux et inquiets. Leur degré d'autonomie est très variable, assez limité la plupart du temps.

(3) Chez Najib, tout le monde est en formation continue, c'est le propre des agriculteurs bio qui doivent faire preuve d'innovation, de flexibilité et de détermination pour produire en suffisance malgré les aléas quotidiens (météo, invasion de bestioles voraces, mystères des semis qui décident de ne pas pousser).

11/04/2010

Kermesse de la Solidarité au Lycée Descartes

Dimanche, Soleil et vent au rendez-vous !

6 m2 de légumes arrimés sur de belles tables recouvertes de kraft qui ont aussi recueillies les dessins de fruits et légumes, de la carotte cubiste au radis naïf !

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Sur fond de photos et affiches IMG_0659.jpgdétaillées, les croqueurs de légumes auront assouvis leur soif d'en savoir plus sur nos fameux Swanis Tiqa de la région de Shoul....

Ceux qui se seront laissés tenter au "tâté du légume" ne sont pas restés sur leur faim : pas moins de 15 variétés fraîches et colorées... à nommer en darija ou en français....

Redouane puis Mustapha nous ont fait le plaisir de partager ce petit espace d'échange qui n'a pas chômé !

L'un a notamment défendu la charte et l'éthique du projet et l'autre le plaisir de faire toucher et sentir, plantes et semences....le tout soutenu par une belle délégation colorée du swani du vendredi!.... Odile et Myriam

En images :

05/04/2010

Huile d'olive et huile d'argan

Il nous arrivera de relever de temps à autre des articles, infos, qui peuvent avoir un intérêt large et pas forcément directement liés aux swanis, histoire d'entretenir notre culture générale surtout quand elle est axée sur les produits du terroir!
Nous vous les partageons.

L'article sur l'huile d'olive est écrit par une de nos adeptes des swani (celui du mardi), Anne Chohin-Kuper, merci de nous l'avoir communiquer

De la théorie à la pratique : le commerce équitable de l'huile d'olive au Maroc

Article sur l'huile d'argan de Romain Simenel

« Secret de femme, secret de nature » : l'huile d'argan ou la fabrication du mythe moderne des produits du terroir au Sud

Bonne lecture!

27/03/2010

Visite avec M. Chibane Allal chez Radouane

Bonjour à tous,

Ballade au jardin ce samedi 27 mars 2010,

chez Redouane avec Chibane.JPGchez Radouane et en agréable compagnie.
Najib reçoit M. Chibane Allal qui travaille pour le Ministère de l'Agriculture et s'occupe plus précisément de l'agriculture biologique au Maroc.

Je me suis jointe à eux pour ce tour d'horizon jardinier.

Avec le retour du soleil, le jardin de Radouane est rayonnant de verdure. Les haies de cactus donnent une ombre appréciable.

Festin  pour les poussins piailleurs : leur mère-poule gratte consciencieusement le compost pour découvrir de quoi manger, et il y a de quoi. Les abeilles bourdonnent autour des ruches. chez Redouane avec Chibane 1.JPG

Les légumes poussent en silence.

On papote en se promenant entre les rangs de salades, de choux et de concombres. Conversation jardinière sur les espèces de tomates plantées, les techniques, le rendement. Conversation plaisante à écouter, de spécialistes dans leur domaine, contents d'échanger des idées et des avis.

chez Redouane avec Chibane 2.JPG M. Chibane nous explique que cette année le Ministère de l'Agriculture prépare un plan d'action pour le développement de l'agriculture biologique. Ce développement nécessite un cadre législatif et réglementaire pour cadrer et définir les conditions de production selon le mode « bio », l'agrément des organismes de contrôle et de certification « bio », et  la mise en place d'une structure  professionnelle pour organiser la filière sachant que le développement du bio nécessite, certes, un appui financier de la part de l'Etat.

En effet, quand un agri commence le bio, sa production chute dans un premier temps; le temps que la terre soit nourrie par les apports bio. D'autre part, il ne peut obtenir la certification « bio » qu'au bout de deux ans pour les cultures annuelles et trois ans pour les plantations, le temps pour la terre de se purger de toutes les toxines qu'on lui a fait avaler chez Redouane avec Chibane 3.JPGprécédemment.

Pendant cette période, les revenus baissent et c'est une des raisons pour laquelle (en France tout au moins, voir le film « Nos Enfants Nous Accuseront ») les agriculteurs peuvent être réticents à s'installer en « bio ».

M. Chibane parle aussi de la création nécessaire d'un insectarium au Maroc :

qui dit agriculture bio dit aussi prédateurs et auxiliaires de jardin : les insectes en tous genres, pollinisateurs ou prédateurs : les coccinelles, friandes de pucerons sont utilisées pour éviter ce fléau qui dévore les cultures, d'autres insectes, comme les abeilles, en volant d'une plante à une autre, sont d'importants pollinisateurs, indispensables au développement de la végétation.

Elever des insectes-aide-jardinier est un autre chantier à mener dans le cadre de ce projet gouvernemental : avis aux amateurs de scarabées et autres six-pattes, il y a du boulot.

Et puis il y a aussi la réintroduction de savoir-faire perdus : faire du compost équilibré, pas trop salé, pas trop sucré (sourire), en fait ni trop acide ni trop alcalin ; utiliser habilement les mélanges d'espèces, l'une protégeant l'autre ou s'aidant mutuellement à pousser (l'oignon et la carotte, le poireau et la fraise par exemple), cuisiner les mixtures traitantes (piment et ail, purin d'ortie, etc).chez Redouane avec Chibane 5.JPG

chez Redouane avec Chibane 4.JPG

Ces savoir-faire occultés par l'agriculture chimique
sont à redécouvrir et les agriculteurs conventionnels doivent être formés à l'utilisation de ces techniques oubliées.

Opinion toute personnelle : le bio est une chance pour le Maroc, d'éviter les erreurs écologiques des pays voisins, de protéger la santé de la population, de promouvoir des emplois dans le secteur de l'agriculture biologique, d'aider la population rurale à prendre le train d'une réelle modernité : celle du respect de la Terre, qui nous porte et nous nourrit.

Merci à M. Chibane pour les explications fournies qui font la base de cet article. Bonne semaine à tous. Chantal

16/03/2010

Du Couchant au Levant, voyage au pays des Teikei, février 2010

A la rencontre du Japon, à la découverte des Teikei et d'un pays fascinant....

DSCN0940.JPGTouriya, Catherine, Najib et Redouane ont représenté les Swanis Tiqa au IVe colloque international d'URGENCI au Japon à Kobé, région du Kansaï (proche d'Osaka) du 18 au 25 février 2010;

les 18-19 et 24-25 février ont été consacrés à des visites dans les régions de Kobé et de Tokyo : visites de Teikei, de coopératives de distribution et d'autres lieux...

Le compte-rendu que vous pouvez lire ici, aborde les points suivants :

 

► Petit retour en arrière pour expliquer notre lien à URGENCI

► Le Colloque international d'URGENCI : trois événements majeurs

► Les visites

► Au colloque

► Quelles conclusions pouvons-nous tirer de ces temps forts et visites?

Les activités antérieures des swanis sur le site d'URGENCI ici

Invitation au voyage, vous pouvez aussi visualiser le même album en haut à gauche de l'écran mais avec des commentaires