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14/10/2008

Dans les brèves du CIHEAM

Le CIHEAM parle de nous : Maroc - 14 octobre 2008 : Une AMAP se développe près de Rabat

Quand vous êtes sur la page du CIHEAM, faire défiler jusqu'à tomber sur le titre (moitié de la page).

11:52 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : presse

12/10/2008

Graines de Shoul, n°0

Nous vous livrons notre première feuille de chou, Graines de Shoul, qui rend compte des activités du partenariat producteurs-consomm'acteurs des jardins maraîchers de Shoul. Notre équipe s’active sur plusieurs fronts afin de consolider ce partenariat.

Vous trouverez également d’autres infos qui touchent de près ou de loin à nos activités.

A découvrir : Graines de Shoul n° 0.pdf

 

08/06/2008

Partenariat des jardins maraîchers de Shoul, 8 juin 2008

Dimanche 8 juin, on s'en souviendra de cette journée qui marque en Rencontre Vuillon 8-6-08 (4).jpgquelque sorte le jour de la réunion fondatrice de notre partenariat producteurs-consomm’acteurs des jardins maraîchers de Shoul.
Denise et Daniel Vuillon (
http://www.olivades.com), les créateurs du modèle AMAP en France, étaient là, à nous accompagner dans ce saut assez radical… puisque nous décidons lors de cette réunion de fonder notre partenariat producteurs-consomm'acteurs de Shoul s’assimilant au système AMAP.

Merci à Denise et Daniel qui nous ont présenté le concept AMAP et qui se sont impliqués à nos côtés.

 

Merci à Odile qui a bien voulu nous faire le compte-rendu de cette journée :

Rencontre Vuillon 8-6-08 (13).jpg

 CIMG1533.JPG

Rencontre avec Daniel et Denise Vuillon, les créateurs du concept AMAP
Rabat, dimanche 8 juin 2008

 

 A l’occasion de la visite de Denise et Daniel Vuillon, les créateurs du concept AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) en France, l’équipe des jardins agroécologiques de Shoul a organisé dimanche après-midi 8 juin, dans les locaux de l’école Khalil Gibran une réunion d’information sur les perspectives de développement du projet des jardins agroécologiques de Shoul.

 

La participation de l’association Terre et Humanisme Maroc, représentée par Lucile Zugmeyer, a montré que le projet de Shoul n’est pas une initiative isolée, mais qu’il s’inscrit véritablement dans une prise de conscience générale de la nécessité de trouver des modes de développement alternatif et de consommation en particulier.

Au travers de la promotion de l’agroécologie, Terre et Humanisme (www.terre-humanisme.org/)  revendique une vision plus large que le simple mode de production biologique. L’agroécologie est au service du développement durable, et doit permettre tant la garantie d’une alimentation saine et équitable que la mise en valeur du monde rural ou encore la souveraineté alimentaires des pays.

 

Les créateurs de la première AMAP française, Denise et Daniel Vuillon, ont poursuivi cette réflexion intégrée de l’agroécologie à partir du constat suivant : il existe aujourd’hui une crise alimentaire s’exprimant à des niveaux variés. Les pays développés connaissent un manque de confiance croissant dans les produits alimentaires, suscité par des scandales comme la vache folle. Bien qu’assumant une fonction vitale de nos sociétés au travers de leur rôle nourricier, les paysans appartiennent aux catégories de populations les plus pauvres. Enfin, il existe des foyers de famine endémique sur lesquels la crise alimentaire mondiale de 2008 a jeté une lumière crue.

Ces constats exprimant à des échelles diverses une crise du monde agricole, il est urgent de repenser la fonction nourricière de nos sociétés en l’extrayant du marché de l’offre et de la demande. Les AMAP constituent un moyen de réponse possible à cette crise. Inventées au Japon, les AMAP ont répondu à une grave crise de confiance des mères de famille envers les produits alimentaires. Puis, le concept AMAP a essaimé dans le monde entier, en Europe, sur le continent Nord-américain, comme au Québec où les fermes de proximité sont dénommées fermes de famille à l’image du médecin de famille. Cette proximité sémantique entre le médecin et la ferme souligne de facto la fonction vitale de l’alimentation. 

 

Le fonctionnement des AMAP repose sur un principe simple : tout le monde est responsable de l’autre. Le paysan doit offrir au consommateur des produits sains. En contrepartie, le consommateur finance par avance la production. Il garantit ainsi une rémunération stable au producteur, au delà des aléas climatiques et des problèmes liés à la production. Le producteur n’a plus le souci de la commercialisation.

Chaque semaine, l’AMAP s’engage à livrer un panier, en fonction des légumes disponibles. Le coût du panier est calculé de façon simple : on divise par le nombre de part (ou nombre de paniers) le coût de la production et les charges fixes du jardin agricole et on obtient la rémunération du travail.

 

Constatant la montée en charge de la production des jardins de Shoul et la lourdeur de la gestion des commandes individualisées et les difficultés comptables de ce système, Denise et Daniel ont suggéré d’adopter un mode de fonctionnement amapien. Cette transformation potentielle a fait surgir quelques interrogations de la part d’un producteur ; celui-ci craignant que les consommateurs acceptent difficilement un panier au coût fixe et prédéterminé. Là, où le modèle a été développé, il a été constaté que ces craintes ont été vite dépassées.

 

L’opportunité de s’impliquer dans le développement d’une région pauvre, touchée par l’analphabétisme aux portes de la capitale, et de retrouver des produits frais et riches sur le plan gustatif et nutritif devrait permettre à tous de dépasser nos craintes.

 

Alors, consomm’acteurs, ne perdez plus une minute pour vous inscrire dans ce réseau bio en lien direct avec des paysans !

 

Odile Mornet, juin 2008

09/04/2008

Visite-découverte des jardins de Shoul, dimanche 6 avril

Belle journée pour ce dimanche 6 avril, sous le signe de la découverte des jardins maraîchers de Shoul et de la rencontre entre les familles de notre réseau bio et les producteurs- paysans ; du côté des producteurs et paysans : Touriya, Najib expérimentateurs de la première heure, Hassan et Houssein, Redouane et Mustapha. Je m’abstiens, car la liste est longue (25 familles présentes), de citer tous les visiteurs qui étaient présents et qui se sont engagés par leur acte d’achat des paniers du mercredi à constituer la formation du réseau bio, base de départ de la création de la future association AMAP marocaine (Aide au Maintien de l’Agriculture Paysanne) ; car oui, l’objet de cette journée était de découvrir ces jardins qui fournissent les légumes des paniers du mercredi et de présenter le projet de création de l’association AMAP dont les contours pour la version locale sont à imaginer et à construire….

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La journée fut partagée entre deux temps forts, d’abord visite des jardins puis rassemblement et discussion autour du projet de l’AMAP marocaine. Ce moment de discussion et d’échanges fut essentiel, d’abord pour  présenter l’enjeu et les principes de ce projet et d’entendre du côté des consomm’acteurs leur engagement et leur volonté de continuer dans ce réseau. De manière symbolique cette journée marquera et inaugurera le point de départ de la création de la future AMAP.

De cette journée je retiendrais l’émerveillement qui se lisait sur les visages (enfants et plus grands) et plaisir ; plaisir de découvrir les jardins et de partager ces moments autour de notre beau projet.
Catherine

 

24ded01611fc4675c096a5fa8dee9fb7.jpgJe laisse la parole à Odile qui a bien voulu nous conter cette journée :

Une journée à Shoul

 

Afin de nous montrer l’origine de nos légumes quotidiens, Catherine, Nejib et Touriya ont organisé une journée découverte, dans les jardins de Shoul, surplombant majestueusement le lac du barrage Sidi Mohamed Ben Abdallah à une quinzaine minutes de Rabat.

A peine descendus de voiture, Nejib nous dispensa notre première leçon d’agronomie. Après une introduction au compost – que nous avons tous essayé de faire, en vain - nous passâmes aux planches : laitues, radichette, pomme de terre… Si les plus ruraux d’entre nous devinaient la nature du légume au premier coup d’œil, certaines plantes les laissèrent cois : le quinoa, cultivé en Amérique du Sud, introduit à Khenifra sur les conseils d’une chercheuse de l’IAV de Rabat, poussait ici à Shoul !!! Puis, les enfants ravagèrent les plants de carottes, les déterrant avec joie et les tendant à Nejib pour un épluchage immédiat. Enfin, nous pénétrâmes dans la serre. Aubergines, tomates, melon gris... Sur une parcelle si étroite, quelle diversité !

Après ce cours-découverte, une présentation sur les AMAP nous attendait. A l’ombre d’une khaïma de fortune, Catherine nous exposa pendant plus d’une heure le fonctionnement de l’AMAP : souder les consommateurs et les producteurs autour d’un enjeu commun : une agriculture de qualité, pour un développement rural optimal. A Shoul où l’analphabétisme avoisine 80%, l’insertion des paysans dans une activité économique soutenable constitue un enjeu social de premier plan.

Pour finir, le referendum pour la création de l’AMAP tourna au plébiscite. Enthousiasmés, les participants proposèrent même leurs compétences et leur disponibilité pour le montage de la structure associative. La première pierre était posée, et tout le travail reste à accomplir!

Ballade en images

 

23/02/2008

Sous une belle journée pluvieuse, à Shoul chez Najib et Touriya

Dans le cadre de ses activités, le Club Atlas de randonnées pédestres (CARP) aide un certain nombre de jeunes ruraux du douar Ait Lekkak (environs de l’Oukaiméden) ayant abandonné de manière précoce l’école, à mieux s’insérer dans la vie professionnelle.

6dc3bf6f6433b9a4a871d319e619d7c9.jpgCes jeunes sont inscrits à l’école d’agriculture de Témara pour y effectuer un cycle d’études de 2 années, voire 3 années pour ceux d’entre eux qui ont un meilleur niveau d’instruction et un bon dossier.

Samedi 23 février 2008, Ouafae Benlhabib, professeur à l’IAV Hassan II et présidente du CARP a organisé une sortie (avec repas) à l’attention de ces étudiants à Shoul chez Touriya et Najib qui, outre leurs activités professionnelles, ont développé de manière remarquable un jardin maraîcher agro-écologique.
Les étudiants étaient au nombre de sept : Hamid Ait Talal, Omar Boussetta, Abdeltif Ait Qajjou, Hassan Id Mhand, Aziz Anghar, Abderazak ?, Omar Lghrar, Said Agrig, Rachid Amhajar (Khénifra) , enfin Redouane Boutraba (membre du CARP).
Ouafae et moi-même avons récupéré les étudiants au terminus des bus à proximité de la Tour Hassan vers 9 h.

6ea188f5348a82b18c9382b14ddc8a0f.jpgPour commencer la journée, visite guidée eba0e3fca37356e3c9466b07a3f177cd.jpgdu potager avec les explications complémentaires de Touriya, Ouafae, Najib et Hussein.

 

 

 

La pluie cesse, et nous cessons avec elle nos activités le temps d’une 3525b1447a417499eb8c81af72f96a63.jpgpause thé, (menthe abdi bio, bien sûr !), accompagné de mlaouis et de biscuits.

 

Les jeunes ont été répartis en 2 groupes : l’un dédié à la préparation du compost et l’autre s’est attaqué, de manière on ne peut plus efficace, au désherbage du quinoa. Hussein, presque expert en compost, leur a montré le procédé de fabrication du compost.

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617e489c15bf3448d21834bc24e055fc.jpgEntre deux pluies et pour le déjeuner nous nous sommes régalés de bons spaghettis à la sauce tomate (viande hachée et champignons), d’une bonne salade aux légumes bio évidemment et de fruits.

 
Pour finir nous nous sommes quittés en début d’après midi après un dernier thé.
Merci, dans l’ordre à :

- Ouafae pour son initiative d’accompagner ces jeunes dans leur formation et d’organiser cette sortie intéressante et plaisante.
-Najib et Touriya pour leur disponibilité, la qualité de leur accueil et leur hospitalité, leur volonté d’avoir de plus en plus d’adeptes du bio et leur capacité à transmettre.
- Hussein d’être toujours disposé à partager ce qu’il sait.
-Latifa et Hasnae pour tous les efforts fournis afin de rendre possible cette journée.
- Tous les jeunes pour leur motivation et leur bonne humeur. Nous leur souhaitons de réussir dans ce qu’ils entreprendront.

Cherifa Alaoui, 24 février 2008

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