Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/12/2010

Un jour de distribution et de fête... au Swani de Mustapha

A la nuit tombée, ce vendredi 10 décembre 2010

Laissons parler les images, les papilles n’ont pas été déçues, ceux qui avaient des choses à dire non plus !

Apéro de l'amitié.JPG

Nous sommes à présent 22 (au Swani de Mustapha) pour cette saison d’hiver et chacun trouve son rôle autour de Mustapha !

Mettre de l’ambiance, optimiser le compostage, partager sa recette de quiche à la menthe et au chèvre, glaner des graines nouvelles, témoigner aux réunions, inscrire et collecter les cotisations, faire d’une permanence un moment de convivialité, organiser tout ce fourmillement… le tout bien chahuté par les enfants !

Place à de prochains mois de bonne humeur et d’initiative ! Bonnes fêtes à tous !

Photos Myriam, texte Odile, Swani Mustapha

28/10/2010

Au jardin chez Mustapha... Citrouille aime grand air...

IMG_5576.JPGPour une belle coupure dans la vie citadine, choisissez sans hésiter une journée chez Mustapha!

Il dit tout simplement c’est «votre jardin» ! Et il fait toujours en sorte que toute la famille soit présente.

Alors nous débarquons en joyeuse bande, bien répartie chez les enfants (de 4 à 10 ans) mais à dominante féminine chez les adultes!

Soleil au rendez-vous. Pour entrer dans le vif du sujet, dès les retrouvailles avec la famille, nous entrons dans l’étable où un jeune veau est né, un magnifique bouc lui tient, provisoirement compagnie puisque l’Aïd El Kébir n’est pas loin. Cependant plus près de nous, il y a Halloween et le petit hangar aux courges vertes et rouges nous titillent le bout des doigts et les papilles. Puis tout s’égraine naturellement.
IMG_5601.JPG
Les seaux des petits, deviennent l’ustensile idéal pour glaner des feuilles ou des insectes. Le panais, le radis ou le basilic, une idée de dessin, assis au milieu des allées. Comment bien rendre le légume si ce n’est en contournant sa forme et en le frottant sur la feuille pour rendre au plus juste les couleurs ! Trouvailles et petits plaisirs.

 



IMG_5533.JPGEt le thé ! Il est une bonne opportunité de se régaler de crêpes, assis à l’ombre des treilles!









La remorque de foin
IMG_5728.JPGdevient le bastion à prendre ou à défendre.

Le couscous dans le salon: la liberté en plein air pendant que les mamans mangent et papotent avec Mustapha...

De nouveau sous la treille : les graines et les semences, l’occasion d’organiser une chasse au trésor qui en fait cavaler plus d’un(e) au fond du jardin. Il est bon de jouer aux devinettes avec Mustapha. Enfin les oliviers riches en olives: le prétexte d’une ballade en âne, avant de rentrer...

Nouvelle image.JPGAu fait, en période d’Halloween, n’oubliez pasIMG_5766.JPG de garder les graines de citrouilles pour le jardinier!

Odile,
du Swani du vendredi, agriculteur Mustapha
IMG_5707.JPG
IMG_5713.JPG

27/03/2010

Visite avec M. Chibane Allal chez Radouane

Bonjour à tous,

Ballade au jardin ce samedi 27 mars 2010,

chez Redouane avec Chibane.JPGchez Radouane et en agréable compagnie.
Najib reçoit M. Chibane Allal qui travaille pour le Ministère de l'Agriculture et s'occupe plus précisément de l'agriculture biologique au Maroc.

Je me suis jointe à eux pour ce tour d'horizon jardinier.

Avec le retour du soleil, le jardin de Radouane est rayonnant de verdure. Les haies de cactus donnent une ombre appréciable.

Festin  pour les poussins piailleurs : leur mère-poule gratte consciencieusement le compost pour découvrir de quoi manger, et il y a de quoi. Les abeilles bourdonnent autour des ruches. chez Redouane avec Chibane 1.JPG

Les légumes poussent en silence.

On papote en se promenant entre les rangs de salades, de choux et de concombres. Conversation jardinière sur les espèces de tomates plantées, les techniques, le rendement. Conversation plaisante à écouter, de spécialistes dans leur domaine, contents d'échanger des idées et des avis.

chez Redouane avec Chibane 2.JPG M. Chibane nous explique que cette année le Ministère de l'Agriculture prépare un plan d'action pour le développement de l'agriculture biologique. Ce développement nécessite un cadre législatif et réglementaire pour cadrer et définir les conditions de production selon le mode « bio », l'agrément des organismes de contrôle et de certification « bio », et  la mise en place d'une structure  professionnelle pour organiser la filière sachant que le développement du bio nécessite, certes, un appui financier de la part de l'Etat.

En effet, quand un agri commence le bio, sa production chute dans un premier temps; le temps que la terre soit nourrie par les apports bio. D'autre part, il ne peut obtenir la certification « bio » qu'au bout de deux ans pour les cultures annuelles et trois ans pour les plantations, le temps pour la terre de se purger de toutes les toxines qu'on lui a fait avaler chez Redouane avec Chibane 3.JPGprécédemment.

Pendant cette période, les revenus baissent et c'est une des raisons pour laquelle (en France tout au moins, voir le film « Nos Enfants Nous Accuseront ») les agriculteurs peuvent être réticents à s'installer en « bio ».

M. Chibane parle aussi de la création nécessaire d'un insectarium au Maroc :

qui dit agriculture bio dit aussi prédateurs et auxiliaires de jardin : les insectes en tous genres, pollinisateurs ou prédateurs : les coccinelles, friandes de pucerons sont utilisées pour éviter ce fléau qui dévore les cultures, d'autres insectes, comme les abeilles, en volant d'une plante à une autre, sont d'importants pollinisateurs, indispensables au développement de la végétation.

Elever des insectes-aide-jardinier est un autre chantier à mener dans le cadre de ce projet gouvernemental : avis aux amateurs de scarabées et autres six-pattes, il y a du boulot.

Et puis il y a aussi la réintroduction de savoir-faire perdus : faire du compost équilibré, pas trop salé, pas trop sucré (sourire), en fait ni trop acide ni trop alcalin ; utiliser habilement les mélanges d'espèces, l'une protégeant l'autre ou s'aidant mutuellement à pousser (l'oignon et la carotte, le poireau et la fraise par exemple), cuisiner les mixtures traitantes (piment et ail, purin d'ortie, etc).chez Redouane avec Chibane 5.JPG

chez Redouane avec Chibane 4.JPG

Ces savoir-faire occultés par l'agriculture chimique
sont à redécouvrir et les agriculteurs conventionnels doivent être formés à l'utilisation de ces techniques oubliées.

Opinion toute personnelle : le bio est une chance pour le Maroc, d'éviter les erreurs écologiques des pays voisins, de protéger la santé de la population, de promouvoir des emplois dans le secteur de l'agriculture biologique, d'aider la population rurale à prendre le train d'une réelle modernité : celle du respect de la Terre, qui nous porte et nous nourrit.

Merci à M. Chibane pour les explications fournies qui font la base de cet article. Bonne semaine à tous. Chantal

28/02/2010

Visites aux jardins hiver 2009-2010

DSC02607.JPGDSC02642.JPG

Voulez-vous vous imprégner de la vie aux jardins? Et bien suivez les traces de Chantal qui s' y est rendue régulièrement pendant tout l'hiver 2009 et début 2010.

Chantal vous conte la vie aux jardins, au quotidien, un peu comme si vous y étiez:

Mardi 31 octobre 2009

Mardi 03 novembre 2009

Mardi 10 novembre 2009

Mardi 17 novembre 2009

Mardi 1er décembre 2009

Mardi 15 décembre 2009

Mercredi 06 janvier 2010

26/02/2010

Visite et cueillette chez Mustapha


DSC_2941.JPGVendredi 26 février Mustapha accueille une douzaine d'enfants et d'adultes pour le bousculer un peu dans sa récolte... vous saurez pourquoi à la fin ! Après deux jours de soleil, la piste est praticable, les allées sèches et le paysage vert jusqu'à l'horizon.

Nous attaquons tout de suite par les jeunes pousses d'épinards, à l'entrée du jardin. Les enfants ébauchent les premiers gestes : c'est long et délicat, mais Mustapha leur a réservé des gourmandises sous la serre.

Pendant que nous coupons les magnifiques courgettes et leurs fleurs délicates, la cueillette des tomates cerises et des fraises se fait rapidement sous une chaleur croissante. Malgré la peur des courants d'air, Mustapha ouvre le bas de la serre. Les poivrons vert, rouge et jaune bien fermes remplissent les paniers et les courgettes les cageots. Il y aura bientôt ici des concombres...

Nous ressortons à l'air libre avec plaisir, d'autant que nous attendent des fèves et des petits pois (les pieds n'auront donné qu'une fois à cause de la pluie). Pose grignotage de pois crus et sucrés et des fèves, qui elles trouveront leur place dans le panier. C'est un jeu d'enfant à cueillir mais il faut les chercher presque au ras de la terre et choisir les plus rondes.

Le groupe se disperse, les ouvriers récoltent les cardons, les oignons frais, les fleurs de capucines, les carottes, les navets, les fenouils, il y a tant à faire.

Notre déjeuner sera l'occasion de voir la fabrication du l'ben (petit lait), la préparation du couscous et de le déguster présenté dans un grand ksaa. Mustapha nous parle des semences, nous promet de semer ensemble, de poursuivre ensuite la récolte dans le jardin de son partenaire qui s'appelle aussi "Mustapha" et qui se trouve près du lac...

Le temps presse, à peine le temps de boire le thé que nous suivons déjà le pick-up à travers la vallée. Au bout d'une allée bordée d'épines nous découvrons un potager bien garni. Notre panier se voit enrichi d'une autre espèce de navets, de belles blettes que nous ramassons avec bonheur, entourés d'oliviers, de salades, de fenouils. Les choux blancs sont si gros que les enfants ont de la peine à en porter deux chacun.

Et voilà qu'il faut rentrer à la ferme, car il faut encore préparer les oeufs, peser le beurre, répartir les quelques 15 ou plus variétés de légumes et herbes de ce vendredi. Nous sommes nombreux sous le hangar envahit de paniers, cageots, bottes, balance... Mustapha s'active, orchestre, le ton monte, la disposition ne lui convient pas , il faut s'activer, répartir équitablement, garder en cagette le plus fragile, les extras... il n'y a pas assez de bras pour charger !

Les paniers se logent jusque dans l'habitacle et Mustapha peut enfin partir : il est 17h. D'habitude il est déjà à l'école !

Mais le sourire, les sourires, la fatigue de tous, les coups de soleil sur les joues, la soif, les cris des enfants...et le bonheur de savoir combien la terre est généreuse, si peu qu'on prenne le temps de s'y pencher..

Odile

En images : http://gallery.me.com/centquatrevingt/100036